Noms et encyclopédie dans l'oeuvre de Jacques Ferron (suite)

Deuxième partie (suite b)

II.3 - L'ÉCRIVAIN PROFESSIONNEL (1962-1973)

En 1962, nul doute qu'un faiseur de contes est devenu un faiseur de noms. A la veille de recevoir le prix du Gouverneur général, Ferron reste peu connu et son oeuvre, plutôt mince pour un homme qui vient de fêter ses quarante ans. Inspiré par ses années d'apprentissage et par l'«ébullition» de la littérature québécoise à laquelle il participe comme tant d'autres, il va en l'espace d'une dizaine d'années quitter définitivement les marges de l'institution littéraire. Continuité et aboutissement des genres mineurs, la douzaine de récits et de romans qu'il publie à partir de Cotnoir montrent bien qu'«après avoir été longtemps un amateur», il a réussi à devenir un «écrivain professionnel», comme il le confiait à Jean Marcel en 1966.
Au fil de la décennie, de nouveaux champs d'intérêt provoqués par des événements personnels ou politiques agrandissent les frontières de l'encyclopédie. La fondation du Parti rhinocéros, sa participation à plusieurs événements culturels, ses escarmouches, sa critique littéraire au Petit Journal, au Nouveau Journal et au Magazine MacLean apportent des centaines de noms contemporains à ses historiettes. De même, les deux séjours professionnels au Mont-Providence et à Saint-Jean-de-Dieu susciteront non seulement des réflexions sur l'éthique médicale, mais aussi sur l'histoire de la folie et de la psychiatrie québécoise ou occidentale. C'est là, dans l'écriture menant des Contes à la confession-essai des «Salicaires», que le savoir encyclopédique est le plus riche, le plus dense. Si c'est la croissance quantitative qui est frappante avant tout, les transformations qu'elle provoque dans l'encyclopédie et l'onomastique le sont tout autant. Aucun domaine particulier ne reste inchangé. La carte des pays et nations, la chronique de l'histoire, le dictionnaire des personnages et des personnalités, la bibliothèque des oeuvres sont tous modifiés dans leur organisation interne, comme est transformée la place de chacun d'eux dans le dessein général de l'oeuvre.

II.3.1 - TOPONYMIE

La géographie antérieure à Cotnoir est surtout théâtrale (dans «le Paysagiste» ou «Armaguédon», par exemple), comme l'est habituellement celle fondée sur l'art du conte. C'est un pays discontinu, elliptique, tout en pointillés. Entre les noms de lieux réels, l'espace reste imprécis, à peine identifié ou nommé. En accentuant le virage historique perceptible à partir des Grands Soleils, les oeuvres «majeures» des années soixante et soixante-dix introduisent des centaines de noms de paroisses, de villes et de pays. Le territoire fondateur des Contes s'élargit rapidement à partir des balises qui délimitaient le pays incertain. Quinze ans après Jacques Ferron, cartographe de l'imaginaire de Pierre L'Hérault, il est justifié de reconsidérer la signification, les «principes organisateurs et les coordonnées» de l'espace ferronien. Inscrite à l'intérieur du paradigme dominant de la critique québécoise de cette époque, l'analyse de L'Hérault est un des exemples les plus représentatifs de cette recherche de la «Terre Québec», du Pays à dire, à raconter, à cartographier. Pour y parvenir, Ferron aurait combattu la «physionomie inquiète du Pays» et cherché «un principe d'orientation» pour faire passer le Pays du «chaos à l'existence». Son oeuvre encouragerait «l'appartenance au pays», dont le «drame» est d'avoir une «géographie qui n'est pas fixée». Ce «pays en construction» fut le topos central de la critique qui construisait et instituait simultanément l'autonomie de la littérature nationale québécoise. Maintenant que retombe le voile de positivité associé à la conquête d'un Pays littéraire et d'une littérature du Pays, que peut-on trouver chez Ferron qui était illisible antérieurement? Et s'il y a toujours un pays et un cartographe qui sommeille dans l'oeuvre de Ferron, sont-ils comme on a cru, ou voulu, qu'ils soient?

II.3.1.1 - VILLES ET PAROISSES

Les Contes du pays incertain se terminaient dans le canyon d'un «absurde Farouest» où une vache morte «beuglait vers un inaccessible Trompe-Souris», lieu natal d'un héros sans patrie ni famille: François Laterrière. Un nom ironique comme Ferron les aime puisqu'il manque justement à François une terre, un terrier, un lieu où se «terrer» pour devenir habitant comme son père. «Surplus humain dont la paroisse québécoise se débarrasse», le fils d'Esdras Laterrière de Saint-Justin de Maskinongé trouvera la ville tout aussi inhabitable. Malgré ce bilan négatif, les paroisses devenues inaccessibles, les villes et campagnes emmurées dans leur particularisme occupent le premier rang dans sa toponymie. S'éloignant du comté de Maskinongé et de la côte gaspésienne, Cotnoir déplace l'oeuvre entière dans la banlieue de la banlieue. C'est ici, dans une extrême banlieue à l'ombre du Château montréalais, à deux pas de Ville-Jacques-Cartier et de Longueuil, que le Pays, au lieu de se construire, commencera plutôt à devenir impossible à construire.
Territoire en friche, la banlieue représente une zone franche où se croisent des gens venus de la ville et d'autres nouvellement arrivés des paroisses, des provinces lointaines ou débarquant de quelques pays étrangers. C'est un lieu de passage, non un repère valable pour indiquer l'origine des êtres et des choses. Déjà perceptibles dans quelques contes, les liaisons entre la Rive-sud et d'autre régions et villes deviendront évidentes dans la Nuit, la Charrette et Papa Boss. Au triangle: Ville-Jacques-Cartier, Montréal et Louiseville, on doit ajouter les hauteurs de Kamouraska, les échos de la guerre du Vietnam et de la Crise d'octobre (dont une partie importante se déroula sur la Rive-Sud). De plus, le Salut de l'Irlande construira un lieu commun entre la petite histoire du développement urbain du Farouest longueuillois, la diaspora canadienne-irlandaise éparpillée coast to coast et l'émergence des Effelquois, via le conte de «la Chasse-galerie». Les Roses sauvages termineront le raccrochement de la banlieue sud à la géographie générale par un détour acadien et une échappée stérile vers Baltimore. Ainsi, en peu d'années, à partir de quelques rues à peine différentes du rang Trompe-Souris, une nouvelle province apparaît au pied du pont Jacques-Cartier.
Le nom des paroisses traditionnelles résonnent dans les romans banlieusards de Ferron à cause de leurs anciens habitants, dont il est un des représentants typiques. En immigrant, ils apportent avec eux des géographies régionales qui se mélangent au territoire urbain, lui donnant des racines historiques, un passé légendaire dont les contes conservent le souvenir. Les lieux réels communiquent ainsi avec d'autres dont la réalité est sujette à caution, branchée sur les histoires incertaines d'un temps et d'un espace révolus: ceux de la société canadienne-française.
Les paroisses et villes séparées précédemment se trouvent maintenant liées les unes aux autres dans cette zone tampon que symbolise le rang Coteau rouge, entre le champ de salicaires et les rangées de bungalows. Ville-Jacques-Cartier n'est pas la seule ville à être devenue durant ces années une place forte dans sa toponymie; plusieurs autres sont à considérer pour mesurer le chemin parcouru depuis que François Laterrière alla finir ses jours en compagnie de sa vache morte au fond d'un canyon absurde.

II.3.1.2 - DE CAPITALE EN CAPITALE

La décennie soixante marque le début de l'hégémonie montréalaise dans l'imaginaire québécois. Mais comme l'explique L'Hérault, l'oeuvre de Ferron est celle qui a refusé avec le plus de force que «"conscience montréalaise" et "conscience québécoise" se recouvrent entièrement». Il a maintenu vivantes plusieurs autres capitales qui contrebalancent le poids grandissant de Montréal dans la littérature québécoise. Les fils du Procureur ont beau faire sauter la tête du roi Edouard VII au Square Phillip, Londres et les autres puissances étrangères conserveront des pied-à-terre en sol ferronien.
Il y a d'abord les anciennes métropoles coloniales, Londres et Paris, mais aussi La Rochelle et surtout Rome, à cause de l'Église bien sûr. L'importance de ces capitales n'est pas qu'historique. A lire ses historiettes et lettres aux journaux, on sent la présence constante de ces lieux lointains. La France, la Grande-Bretagne et le Saint-Siège représentent des pôles «certains» de la géographie ferronienne. Leurs capitales ont beau incarner des puissances venues d'ailleurs, leurs multiples occurrences expriment leur présence et non leur absence: ce qui les rendrait réellement étrangères. L'étonnant aujourd'hui, c'est moins leur capacité de symboliser les «forces envahissantes et destructrices» (L'Hérault) menaçant le Pays que le fait qu'elles soient là, de texte en texte. A ces puissances européennes, on doit ajouter les États-Unis, l'Amérique et les Amériques: triple dénomination pour une réalité complexe, hybride, partagée entre les frontières d'un continent, d'un pays, d'une culture. Washington et New York attirent aussi l'attention, comme quelques symboles américains: GI Joe, la CIA ou le FBI. Si ces capitales lointaines exercent une attraction indéniable sur la représentation du territoire, c'est la place réservée à quelques villes québécoises qui lui donneront sa forme définitive.
En province, il y a Nicolet, Saint-Hyacinthe et surtout Trois-Rivières, à cause de la proximité du comté de Maskinongé et du Trifluvien Maurice Duplessis. Villes religieuses et donc politiques, suppôts de la Vieille Romaine, c'est là que s'est préparée et produite «la soumission des clercs», l'assujettissement de l'Église au pouvoir temporel. La seule exception sera la fondation de l'Ordre contemplatif des Adoratrices du Précieux-Sang à Saint-Hyacinthe, qui tournera dos au monde, au pays. Autour de chacun de ces lieux, des rivalités locales opposent Batiscan à Trois-Rivières ou Gaspé aux paroisses de la péninsule. Ce sont des puissances sur le déclin, dont la tangente est irréversible.
L'axe Montréal-Québec et dans une moindre mesure le triangle Ottawa-Montréal-Québec forme une des structures élémentaires de l'espace ferronien (l'autre, essentielle, étant Maskinongé - Gaspésie - Ville-Jacques-Cartier). Sa logique apparente a conduit à simplifier les relations entres ces trois villes capitales. Écrivain d'opinions et romancier, Ferron a mêlé la ville, la province, le pays ou l'éventuel État du Québec à un Montréal pluriel, tantôt visité par les avatars de Faust et de Charon, tantôt par les frères Rose et Charles De Gaulle. Il a réservé un statut minoritaire à Ottawa, lui interdisant, à l'exception d'une brève apparition dans le Ciel de Québec, le titre de ville romanesque. Chez lui, la vieille capitale ne peut se comprendre en dehors de sa relation avec l'autre ville-capitale, nouvelle. De Ville-Marie à Hochelaga, de Ville-Dieu à Montréal à travers l'image du Château nocturne, la métropole du Québec pose différemment la question de «l'appartenance au pays» et à soi-même. A l'ombre du mont Royal, Ferron insiste sur les rapports entre le nom propre, le pays et l'âme perdue/retrouvée s'élaborant au coeur d'une grande ville moderne. Jusqu'ici, ces deux capitales ont été l'objet de lectures fragmentaires et parfois biaisées: le nom politique de la province de Québec a fait négliger le nom de la ville et son versant littéraire; le Montréal romanesque a éclipsé le Montréal politique disséminé dans plus de 200 textes.
Pour compléter cette carte, il reste à considérer deux autres lieux: le ciel et l'enfer, les deux pôles extra-terrestres de la toponymie ferronienne. Difficilement localisables, ils mettent les lieux ferroniens en relation avec les mondes de l'au-delà et de l'en-deçà. A la référence spatiale, historique ou sociologique, Ferron ajoute ces références religieuses et mythologiques, d'où descend l'ange de l'Annonciation de Papa Boss, Bélial à la fin de la Charrette et où se rencontreront Borduas, Saint-Denys Garneau et Cyrano de Bergerac dans le Ciel de Québec. Contenus dans les limites infernales et célestes de cette oeuvre, on trouvera des lieux plus «réels» mais pareillement problématiques.

II.3.1.3 - FRONTIERES D'ICI ET D'AILLEURS

Aux antipodes du pays incertain, il y a des endroits moins connus, réservoirs d'utopie ou terres d'exil, destinations exotiques ou pays de rêves et de cauchemars. Peu à peu, entre la Mongolie extérieure et la salle Sainte-Agathe de Saint-Jean-de-Dieu apparaîtra un ensemble de lieux qui, au fil des oeuvres, désignera une région secondaire, essentielle, à l'équilibre de la géographie générale. Comme le Bornéo de Marie Bambin ou le Paradis terrestre, la plupart de ces toponymes sortent tout droit des genres littéraires non historiques et du catalogue des destinations exotiques traditionnelles.
Sur «les plages des pays inouïs, tracées sur des cadastres fabuleux», on aperçoit «grâce à des lunettes à archétypes» des lieux factices comme ceux des cartes postales: Chine, Somalie, Japon, Sibérie, Turquie, Ouganda, Australie, Tonkin, etc. Ferron utilise ces lieux-clichés pour ridiculiser ses personnages: il déguise Anne Hébert en reine des Bouroubourous; les Juifs, en flamants roses de l'Amazonie; le roman de Frank et François dans la Nuit est un peu «Baluba». L'exotisme de ces lieux sert à exprimer le «refus global de son pays par Paul Morin», perdu entre Athènes et Constantinople, ou pour décrire Alain Grandbois porté par des «bateaux qui l'ont emmené en Chine, puis ramené.» Ces lieux excentriques symbolisent aussi l'exil intérieur, la folie, comme les hyènes ramenées d'Éthiopie par l'Italien Morciani dans la Charrette, le Casablanca des Roses sauvages où Baron sombre dans le délire.
Au fil des ans, on remarque une réhabilitation des contrées lointaines: dans la Chaise du maréchal ferrant, Jean Goupil s'évade avec Tinamer Poulin vers la mer des Caraïbes; le Saint-Élias ramène d'Afrique une grande idole peule; une Acadienne d'origine irlandaise part pour le Pérou et l'Eldorado. De plus, d'autres lieux en apparence moins lointains ont pour fonction de représenter l'exotisme, l'exil, la folie «autochtones». Le manoir «vieille» Nouvelle-France de Sainte-Catherine-de-Fossambault, le camp militaire Utopia, la Mattavinie au nord de Sainte-Émilie-de-l'Énergie, l'Alcazar cosmopolite des Confitures de coings symbolisent tous des lieux «étrangers dans le pays lui-même». Dans ces ailleurs home made, le proche est accolé au lointain comme l'endroit, à l'envers. Avec la municipalité de Gamelin et Saint-Jean-de-Dieu, capitale de l'«extraterritorialité» québécoise selon Ferron, ces lieux participent à la création d'une géographie où les frontières séparant l'ici et l'ailleurs demeurent imprécises.
Voyageur immbile, il n'a pas expliqué la hiérarchie sous-jacente à sa représentation de l'ici et de l'ailleurs. Toutefois, l'appel du large et du lointain que l'on sent dans ses récits et historiettes donne à penser que Ferron a participé à cette vieille opposition, souvent «manichéenne», entre le régionalisme et l'exotisme traversant la littérature québécoise, et ce, bien au-delà de la querelle entre le Nigog et la Société du bon parler au début du siècle. A l'époque où il se professionnalise, le nationalisme et l'internationalisme des révolutionnaires de Parti pris, le fédéralisme et l'universalisme de Cité libre ont remplacé le régionalisme et l'exotisme: ce sont les nouveaux termes dans lesquels s'expriment la dialectique de l'ici et de l'ailleurs.
Que la vaste majorité des toponymes ferroniens soient d'«ici» ne diminue en rien la valeur des autres, ceux d'«ailleurs». Au contraire, les toponymes étrangers montrent que Ferron vers 1968 s'aperçoit qu'«aujourd'hui le monde est définitivement assemblé». Et, dira-t-il, il convient de «canoniser» Copernic pour avoir indiquer la «voie», la «direction» par laquelle les hommes ont pris conscience de «leur appartenance à l'Univers», au détriment de leur appartenance continentale et peut-être même nationale:
Cette réunion [du monde] n'a pas produit de surhomme, au contraire; elle s'est accompagnée d'une prise de conscience et d'une communion avec l'habitat. On vit de l'animal, de la pierre et du feu; on se confond avec la matière, dans ses parties les plus tenues, comme dans les plus grandes. De l'atome à la galaxie on ne rencontre qu'une structure, et c'est l'homme au milieu qui la conçoit.
C'est justement dans un excentrique «Québec Polski», inventé lors d'un séjour à Varsovie, que Ferron célèbre le cinq centième anniversaire de Copernic qui «avait déclenché une manière de mutation en déplaçant le centre du monde» en faveur du grand Soleil. Du comté de Maskinongé à cette Pologne enquébecquoisée (ou ce Québec «polonisé»), on observe donc une mutation, ou tout au moins un fléchissement dans la représentation de la géographie du pays incertain. L'ici et l'ailleurs, le proche et le lointain seront dorénavant unis, réunis.

II.3.1.4 - LE DEVISEMENT DU MONDE

De 1962 à 1973, la toponymie ferronienne est décuplée par la transcription de centaines de noms. D'historiette en roman, tous les lieux fondateurs sont soudés les uns aux autres par des centaines de rues, rivières, pays, paroisses et villes. Conjointement, ils définissent un espace de plus en plus balisé et suscitent un rapprochement entre d'importantes sections de l'encyclopédie. Un discours original sur l'état des lieux, un nouveau devisement du territoire apparaît, c'est-à-dire un récit d'exploration, de découverte, se construisant de nom en nom.
Le microcosme de ce devisement du monde est le jardin initiatique situé derrière un bungalow de la Rive-Sud dans l'Amélanchier; son macrocosme, l'ensemble de la géographie du Ciel de Québec. Espaces ouverts sur quantité de références historiques et culturelles, ils forment des «lieux communicants» où le jardin d'enfance de Frank-Anarchacis Scot à l'arrière de la cathédrale High Church de Québec se verse dans la cour enchantée de la fille de Léon de Portanqueu. Ferron cartographe, certainement... cartographe de «l'autre côté du miroir» où un pays, parmi bien d'autres choses, «c'est plus, c'est moins qu'un pays».
Des milliers de noms de personnage et de personne viennent peupler ce territoire; aucun ne pourra le faire sans passer par quelques sociétés intermédiaires, médiatrices de leur identité, de leur appartenance ou de leur marginalité.

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1ère partie
2ème partie (A)
2ème partie (B)
2ème partie (C)
2ème partie (D)
3ème partie
Conclusion

   
 
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