Éditer Jacques Ferron: enjeux et perspectives
Programme du colloque n° 310
67e Congrès de l'Acfas
Université d'Ottawa, 14 mai 1999

Responsable: PATRICK POIRIER
tél./fax.: (514) 524-4181
courrier électronique:
patrick.poirier2@sympatico.ca

avec la collaboration de GINETTE MICHAUD
Département d'études françaises
Université de Montréal
C.P. 6128, Succ. centre-ville
Montréal, (Québec) H3C-3J7

Présentation
horaire | résumé des communications

La proposition de ce colloque s'inscrit dans le cadre d'un projet de recherche subventionné depuis 1997 par le CSRH: «Jacques Ferron inédit: la succession de l'œuvre, enjeux et perspectives». Ce projet de recherche inter-universitaire, sous la direction de Ginette Michaud (Université de Montréal), a récemment mis sur pied une collection consacrée à l'œuvre inédite de l'écrivain: les «Cahiers Jacques-Ferron» (Lanctôt éditeur). À la faveur du dépôt récent (1994-1995) à la Bibliothèque nationale du Québec de la quasi-totalité des papiers de Ferron ainsi que de plusieurs centaines de lettres reçues par lui entre 1931 et 1985, notre groupe de recherche s'est en effet fixé le double objectif de faire connaître ces manuscrits et d'approfondir les connaissances du corpus ferronien par une série d'études qui tiennent compte de ce nouvel apport.

De façon générale, ce colloque cherchera donc essentiellement à apporter certaines réponses aux multiples questions d'ordre documentaire que se posent depuis longtemps les chercheurs, contribuant ainsi à une plus grande lisibilité du corpus ferronien tout entier. D'un point de vue plus théorique, ce colloque se penchera plus avant sur la question des états pré-originaux, préparatoires ou partiels des textes publiés, en interrogeant les nouveaux défis «textologiques» soulevés par la réédition des œuvres ferroniennes (variations génériques et génétiques), de même que par l'édition récente de certains inédits qui, selon nous, apportent une contribution majeure à la réflexion sur la génétique textuelle québécoise. Il s'agira donc, d'une part, de mieux cerner la pratique particulière de l'intertextualité dans l'œuvre de Ferron et, d'autre part, d'interroger le statut des écrits anté-textuels en regard du corpus ferronien «officiel».

Sauf erreur, les publications de correspondances croisées ont jusqu'ici été rarissimes au Québec. La richesse du Fonds Ferron, sur ce plan, nous permet de développer cette nouvelle expertise, dans la grande tradition française des correspondances d'écrivains. En ce sens, ce colloque sera également l'occasion d'étudier et de mesurer l'importante percée que représentent ces correspondances dans l'étude de la sociologie des «faits littéraires» (stratégies d'émergence d'un écrivain en devenir) et des institutions culturelles québécoises.

Malgré sa diffusion relativement restreinte, on peut dire que l'œuvre de Jacques Ferron jouit, grâce à son ampleur et à sa richesse, d'une notoriété sans égale au Québec à l'heure actuelle, comme en témoigne l'importante réception critique d'œuvres récentes: Jacques Ferron et Pierre L'Hérault, «Par la porte d'en arrière. Entretiens» (Lanctôt éditeur, 1997), Marcel Olscamp, «Le Fils du Notaire. Jacques Ferron, 1921-1949» (Fides, 1997) et Jacques Ferron, «papiers intimes. Fragments d'un roman familial: lettres, historiettes et autres textes» (édition préparée et commentée par Ginette Michaud et Patrick Poirier, Lanctôt éditeur, «Cahiers Jacques-Ferron», nos 1-2, 1997). Or qu'en est-il, justement, de la réception critique et du parcours institutionnel de l'œuvre feronienne? Différents intervenants seront invités à débattre de la question autour d'une table ronde. La réédition récente de certains ouvrages de Ferron, de même que la publication de nombreux «Cahiers Jacques-Ferron» prévus pour l'année 1998-1999, soulignent en effet l'importance d'interroger dès maintenant les enjeux et les perspectives des diverses stratégies et politiques éditoriales de l'œuvre de Jacques Ferron.


présentation | résumé des communications

14 mai 1999, Université d'Ottawa

Avant-midi

Président de séance, Patrick Poirier (Université de Montréal)

9h20 Accueil et mot de bienvenue
Ginette Michaud, Université de Montréal
9h40 La correspondance comme catalyseur d'une nouvelle écriture
Lucie Joubert, Queen's University
10h10 L'édition des lettres ferroniennes: enjeux et possibilités
François-Simon Labelle, Université de Montréal
10h40 Le silence de la critique pour un théâtre de parole. Jacques Ferron dramaturge
Andrée Mercier, Université Laval
11h10 Pause
11h30 Les Grands Soleils et le théâtre de Fréchette: une pratique complexe de l'intertextualité
Pierre L'Hérault, Université Concordia
12h00 Un début baroque: l'intertextualité chez le premier Ferron
Brigitte Faivre-Duboz, Université de Montréal
12h30 Déjeuner

Après-midi

Présidente de séance, Betty Bednarski (Dalhousie University)

14h00 Connaître ou reconnaître le Ciel de Québec de Jacques Ferron
Isabelle Lemire, Université Laval
14h30 De l'Ogre au Ciel de Québec: les conditions de la renaissance littéraire
Marcel Olscamp, Université du Québec à Montréal
15h00 Pour une politique éditoriale de l'œuvre ferronienne
Patrick Poirier, Université de Montréal
15h30 Pause

Clôture

Présidente de séance, Ginette Michaud (Université de Montréal)

15h40 Table ronde. Éditer Jacques Ferron aujourd'hui
Betty Bednarski, Dalhousie University
Pierre Cantin, Collège de l'Outaouais, Hull et Gatineau
Ray Ellenwood, Atkinson College, York University
Jacques Lanctôt (éditeur)
Robert Chartrand (critique au Devoir)
17h00 Lancement du Ciel de Québec de Jacques Ferron (Lanctôt éditeur).

Résumé des communications

Session n°1 (9h40)

La correspondance comme catalyseur d'une nouvelle écriture

LUCIE JOUBERT, Queen's University

Les lettres échangées entre Jacques et Madeleine Ferron indiquent bien que le grand frère, celui-là même qui traitait ses petites sœurs d'un peu haut (Laisse courir ta plume. Lettres de Jacques Ferron à ses sœurs, 1933-1945), s'est révélé par la suite un des principaux catalyseurs de l'écriture de Madeleine. C'est par le biais d'une correspondance soutenue, en effet, que Madeleine a pu amorcer une carrière littéraire qui, si elle n'est pas aussi retentissante que le fut celle de Jacques, l'a tout de même placée au rang des principales voix féminines du Québec.

À travers ces lettres, je vais essayer de mettre en relief le rôle que Jacques a joué dans cette naissance d'une parole neuve. Il m'importera d'abord de retracer les influences du frère et aussi les marques de ce passé commun qu'ils évoquent et qu'ils refaçonnent à l'occasion. Je tenterai par la suite de cerner comment Madeleine, tout en bénéficiant de cette complicité littéraire, a pris un recul nécessaire pour inscrire son identité dans une écriture qui, dans un premier temps, avait été pensée à deux.

Session n°1 (10h10)

L'édition des lettres ferroniennes: enjeux et possibilités

FRANÇOIS-SIMON LABELLE, Université de Montréal

La mise au jour des correspondances de Ferron nous semble, pour les études ferroniennes, des plus prometteuses. En plus de révéler des informations inédites sur le travail de l'écrivain, de même que sur ses lectures et son parcours intellectuel et personnel, elle ouvre de nouvelles perspectives sur l'œuvre, que nous nous proposons d'aborder brièvement.

Tout d'abord, la comparaison de lettres contemporaines de Ferron fait ressortir entre elles des similitudes frappantes d'un correspondant à l'autre. Cela nous permettra d'interroger le rapport entretenu par Ferron avec le destinataire de ses lettres, dans un premier temps, et, ensuite, par la comparaison de lettres de l'écrivain avec des passages tirés de son œuvre, de nous intéresser à la circulation entre les lettres et l'œuvre ferronienne.

Si un écrivain tel que Flaubert multipliait à l'infini les brouillons, Ferron, lui, se reprend constamment d'une lettre à l'autre, alimentant son écriture épistolaire de matériaux puisés à même son œuvre ou des lettres antérieures. Nous nous proposons de démontrer tout le profit qui pourrait être tiré de l'utilisation des correspondances dans l'analyse de la relation qu'entretient l'écrivain avec son œuvre et de l'importance qu'y joue la réécriture.

Session n°1 (10h40)

Le silence de la critique pour un théâtre de parole. Jacques Ferron dramaturge

ANDRÉE MERCIER, Université Laval

On assiste depuis quelques années à un renouvellement et à un développe-ment très net du discours critique sur Jacques Ferron et son oeuvre. À la faveur de la correspondance, d'entretiens et de textes de fiction jusque-là inédits, les chercheurs se sont particulièrement intéressés aux deux extrémités d'un parcours : «le Ferron des commencements», au seuil de la carrière d'écrivain, et «celui de la fin», aux prises avec un grand texte difficile qui ne sera jamais publié. En est ressortie une œuvre idéologiquement et esthétiquement plus complexe, traversée par la «tentation» autobiographique et nourrie d'un fonds intertextuel important, quelquefois même inattendu (quand on pense par exemple aux lectures anglaises de Ferron), éléments dont on amorce à peine l'examen.

Il semble cependant que la relecture de Ferron se soit effectuée dans une relative indifférence à sa production dramatique. Formée d'une vingtaine de pièces, échelonnées sur un peu plus de vingt ans d'écriture (de 1947 à 1969), cette partie de l'œuvre, écrite concurremment aux contes et publiée avant leur réunion en recueils, constitue pourtant la voie par laquelle le jeune auteur devait accéder au statut d'écrivain. Cette communication se propose de présenter le parcours de la réception critique du théâtre ferronien, incluant la réédition du Théâtre I (Typo, 1990) et la publication des Pièces radiophoniques (Vents d'Ouest, 1993), dans le but d'interroger le silence et le réel malaise que suscitent en particulier les comédies classiques de l'auteur. Quelle image de Ferron l'examen de son théâtre — et de l'appareil périgraphique qui en accompagne la publication — permet-il de tracer? En quoi est-elle compatible avec celle(s) que le reste de l'œuvre fictionnelle et autobiographique conduit à dégager? Se donne-t-on ou a-t-on les moyens de relire le théâtre ferronien?

Session n°1 (11h30)

Les Grands Soleils et le théâtre de Fréchette: une pratique complexe de l'intertextualité

PIERRE L'HÉRAULT, Université Concordia

Au colloque «Le premier Ferron», je concluais mon intervention sur la question de l'intertexte fréchettien dans les Grands Soleils, d'une part, en affirmant que la Légende d'un peuple de Fréchette constituait un véritable intertexte des Grands Soleils et, d'autre part, en posant la question: «Peut-on en dire autant du théâtre de Fréchette?» C'est cette question que je voudrais reprendre en procédant à un examen systématique et serré des rapports que l'on peut établir entre les pièces de Ferron et de Fréchette. Le rapport qui s'impose d'abord en est un de dissemblance, puisque Ferron construit sa pièce autour de Chénier, alors que Fréchette consacre une pièce éponyme à Papineau. Cette dissemblance doit être examinée à la lumière du déplacement que constitue le rituel de Ferron par rapport au drame historique de Fréchette. Mais elle doit aussi être examinée en fonction d'un personnage récurrent chez Ferron, le personnage dont la mort a en quelque sorte une valeur sacrificielle (par exemple Cotnoir, le Dr Fauteux). Peut-être, après tout, Chénier est-il tout simplement ferronien! Ferron a l'art de brouiller les pistes et de camoufler ses emprunts. Et contrairement à ce que pourrait laisser croire cette dissemblance, les Grands Soleils gardent de nombreuses — et parfois surprenantes — traces des pièces patriotiques de Fréchette. On peut même penser que des personnages aussi ferroniens — et aussi importants — que Mithridate et Sauvageau pourraient avoir été inspirés par des personnages secondaires de Fréchette. Le rapport des Grands Soleils et des drames patriotiques de Fréchette n'est pas simple; il illustre au contraire une pratique originale et complexe de l'intertextualité dont une édition critique doit se faire l'écho.

Session n°1 (12h00)

Un début baroque: l'intertextualité chez le premier Ferron

BRIGITTE FAIVRE-DUBOZ, Université de Montréal

Première pièce de théâtre d'envergure écrite par Ferron, les Rats se présente comme un excellent terrain d'observation d'un écrivain en devenir. D'inspiration française, elle emprunte son genre «comédie héroïque» au classicisme, auquel viennent se greffer les caractéristiques des pièces de Marivaux et des drames romantiques de Musset. Mélange d'épopée héroïque et de comédie, de fantaisie et de pensum philosophique, de mythologie antique et chrétienne, de références françaises et de couleur locale, les Rats a tout d'une œuvre baroque. Sous cette profusion d'emprunts, de renvois, de citations, de sources d'inspiration se profile le style de l'écrivain qui concevait toute la littérature comme une seule Bible inachevable. Par ailleurs, cette pièce dont aucun éditeur n'avait voulu semble bien avoir été une genèse du roman le plus ambitieux de Ferron: le Ciel de Québec. C'est en partie la richesse et la complexité de l'intertexte qui rend l'œuvre de Ferron difficile. Dans le but de circonscrire davantage cet aspect de l'œuvre, je tenterai de cerner les différents types d'intertextualité présents dans les Rats en analysant plus particulièrement l'emprunt aux différents genres (comédie héroïque classique et drame romantique), la parodie, celle du tragique, entre autres, et le pastiche, en particulier celui de Saint-Denys Garneau. Dans un second temps, à l'aide de quelques exemples, je tenterai de montrer comment l'écrivain mature du Ciel de Québec a raffiné cette pratique de l'intertextualité.

Session n°2 (14h00)

Connaître ou reconnaître le Ciel de Québec de Jacques Ferron

ISABELLE LEMIRE, Université Laval

La trajectoire institutionnelle du «Ciel de Québec» est éminemment problématique. En 1969, lors de sa première publication, il connaît un succès fort mitigé; puis, au cours des années soixante-dix, il disparaît complètement de la scène littéraire; en 1979, il bénéficie d’une réédition qui passe totalement inaperçue; et ne sort de sa torpeur qu’au milieu de la décennie suivante pour être progressivement reconnu. Aux nombreux questionnements que suscite le parcours institutionnel de l’œuvre, notre communication tentera de fournir quelques éléments de réponse. Mentionnons, d’une part, le cheminement éditorial du «Ciel de Québec», qui témoignerait d’une certaine reconnaissance; et d’autre part, le silence de la critique institutionnelle face au «Ciel de Québec», qui mettrait en cause cette légitimation. Ces deux aspects relatifs à la trajectoire institutionnelle du roman entrant directement en contradiction, ils compromettent inévitablement sa légitimation.

Dans ce contexte, éditer «Le Ciel de Québec», mais surtout le rééditer, serait plus une tentative de faire connaître Ferron, qu’une preuve tangible de la reconnaissance de l’ouvrage. Cependant, relever le défi de la réédition n’implique pas nécessairement d’assurer la connaissance de l’œuvre, bien qu’elle lui assure une certaine pérennité. Partant, la légitimation véritable de l’œuvre demeure encore incertaine. En somme, connaître ou reconnaître «Le Ciel de Québec», implique aussi de se questionner sur le Ferron que l’on cherche aujourd’hui à légitimer. Les tentatives multipliées pour favoriser la reconnaissance du «Ciel de Québec», roman qui force le remaniement de l’image de l’auteur dans le paysage littéraire québécois, permet de suggérer que ce renouvellement soit souhaité et souhaitable, mais difficilement réalisable.

Session n°2 (14h30)

De l'Ogre au Ciel de Québec: les conditions de la reconaissance littéraire

MARCEL OLSCAMP, Université du Québec à Montréal

Dans mon essai le Fils du notaire, j'ai tenté d'étudier la formation intel-lectuelle de Jacques Ferron et les rapports entre la vérité autobiographique et l'affabulation dans ses écrits. Ce premier volume d'une «triologie» ferronienne s'interrompt en 1949, au moment où le jeune écrivain, qui n'a pas encore publié un livre, se prépare à devenir le romancier que nous connaissons tous; je l'ai laissé, pour ainsi dire, au seuil de son œuvre et de sa carrière. Entre 1949 et 1969, l'auteur, devenu adulte, coïncide avec lui-même et prend position de plein pied dans son époque. Durant cette période, Ferron se livre à un intense travail de mise en forme pour se faire reconnaître par un champ culturel encore méfiant. On oublie souvent que cet écrivain, aujourd'hui célébré comme un «classique» de la littérature québécoise, ne put trouver de véritable éditeur avant 1965. Il sera intéressant d'analyser ce phénomène dans une étude axée sur la présence de Ferron dans l'institution littéraire montréalaise; inversement, on cherchera aussi à comprendre l'ascendant que l'auteur pouvait avoir sur les jeunes romanciers et essayistes des années soixante. Dans le même esprit, on examinera aussi les variations génériques de l'œuvre ferronienne, qui, de dramaturgique, devint presque essentiellement romanesque.

Il s'agit donc de montrer comment, entre 1949 et 1969, Jacques Ferron est parvenu à dominer le champ littéraire québécois; son parcours exemplaire d'écrivain et d'intellectuel me permettra d'esquisser l'histoire d'un certain nombre de «milieux» littéraires, politique et artistiques encore mal connus.

Session n°2 (15h00)

Pour une politique éditoriale de l'œuvre ferronienne

PATRICK POIRIER, Université de Montréal

De son œuvre, Jacques Ferron gardait l'impression qu'elle avait été improvisée, parfois écrite avec une certaine urgence. C'est dire que cet écrivain a toujours entretenu un rapport complexe envers son œuvre publiée, comme si un certain malaise devait sans cesse contaminer le sentiment de prouesse que lui procurait l'écriture d'un livre. Ce rapport à l'œuvre n'est peut-être pas étranger à la relation particulière qui semble avoir lié l'auteur à ses éditeurs. Ferron s'est faite une petite réputation en publiant d'abord ses livres à compte d'auteur: personne, semble-t-il, ne l'aurait alors critiqué. Sa réputation établi, il semble que ses éditeurs, par la suite, n'osèrent pas lui faire de recommandations, situation qui, aujourd'hui, alors que s'impose la réédition de son œuvre, n'est pas sans incidences.

En retraçant rapidement l'histoire «éditoriale» de l'œuvre ferronienne, depuis la publication de l'Ogre aux Cahiers de la File indienne jusqu'à la réédition prochaine du Ciel de Québec, je me propose d'entreprendre une réflexion sur les enjeux auxquels nous confrontent la réédition d'une œuvre monumentale, mais également l'édition de certains inédits. Alors que commencent à paraître les premières éditions critiques, alors que les rumeurs des Œuvres complètes de Jacques Ferron se font déjà entendre et que se multiplient les publications de textes inédits dont le statut doit encore être interrogé, il me semble urgent de poser les bases d'une politique éditoriale à l'égard de l'œuvre ferronienne. Cette réflexion s'en voudrait l'annonce et la promesse.




   
 
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Collaborateurs : Pierre Cantin, André Berger, Marcel Olscamp avec le soutien et les encouragements de Marie et de Martine Ferron, et l'aide financière du groupe de recherche "Éditer Ferron" et de la Fondation du Prêt d'honneur de la Société Saint-Jean-Baptsite
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